De nombreuses imprimantes disposent d’un mode de reprise après coupure électrique. C’est par exemple le cas de la Kobra 3 de Anycubic.
Si une coupure électrique survient pendant une impression, l’imprimante mémorise l’action en cours et est capable – après une confirmation manuelle – de reprendre l’impression lorsque l’énergie revient.
Ceci est dans la théorie, car si la coupure est longue, la plateau aura eu le temps de refroidir et l’adhérence de la pièce pourrait être remise en cause. Mais cela est un autre sujet.
Pour ma part, j’ai la chance de n’avoir que très rarement des coupures électriques, mais j’ai de nombreuses micro-coupures (le fait peut-être d’être très proche d’un central EDF ?). J’ai depuis plusieurs années résolu le problème pour mon informatique (box et serveur) avec un onduleur mais je ne rencontrais pas de problème avec mes imprimantes précédentes.
Dans ma configuration Kobra 3 + Combo ACE, je rencontrais des problèmes de perte de liaison entre l’imprimante et le combo, qui se traduisaient purement et simplement par une absence de filament !!! J’ai rapidement fait la corrélation entre ces pertes de liaison et les messages de mon onduleur indiquant la ou les micro-coupures. J’ai donc pris la décision de mettre cette imprimante sous onduleur.
Choix de l’onduleur
Le rôle d’un onduleur est de garantir une continuité d’alimentation d’un équipement électrique. Il faut donc le dimensionner en fonction de la consommation des équipements reliés, et de la durée de maintient sous tension souhaitée. En règle général, et dans un soucis de coût raisonnable, on va dimensionner l’onduleur simplement pour garantir le bon déroulement de procédures d’arrêt et/ou de sauvegarde. C’est le cas par exemple pour un serveur : en cas de coupure de courant détectée, le maintient sous tension permet d’éteindre correctement le serveur afin de ne perdre aucune donnée.
Dans mon cas, le besoin est un peu différent : il s’agit avant tout de « gommer » les microcoupures. Une autonomie de quelques secondes sera largement suffisante.
Dans cette optique, la démarche sera la suivante :
- connaître la consommation moyenne de l’imprimante (chauffage du plateau + impression),
- connaître la consommation de l’ACE (avec le mode chauffage filament actif)
La puissance de l’onduleur devra être au moins égale au résultat obtenu.
Sur ma machine, les mesures donnent une consommation moyenne de 500 W au démarrage (le temps que plateau et ACE chauffe), puis une conso de 200 W en impression stabilisée, ceci pour une impression PLA.
Je me suis orienté vers un onduleur de la marque EATON, le 3S850.

Cet onduleur est capable de fournir 850 VA, soit environ 510 W.
Encore une fois, le but n’est pas de faire fonctionner l’imprimante pendant les coupures de courant, mais juste de me prémunir des microcoupures secteur.
Il est donc, pour moi, inutile d’investir dans un onduleur plus puissant.
Depuis l’installation de cet équipement, je n’hésite plus à lancer une impression de plusieurs heures !
Pour moi, que du bonheur, et plus de crainte de lancer une longue impression !