Une alternative à 3D Builder ?

J’étais un utilisateur de Microsoft 3D Builder, un outil gratuit qui permettait les manipulations simples de fichiers stl.
J’avais présenté cet outil dans 2 tutos « Couper un stl trop gros » et « Sauver une impression ratée« .

Seulement voilà, Microsoft a abandonné ce logiciel en Juillet 2024. Je ne m’en étais pas aperçu (car il est installé sur mon poste et fonctionne très bien) et c’est en voulant le conseiller pour résoudre un problème que j’ai découvert sa disparition.

En cherchant un peu pour trouver si un équivalent existait, sans pour autant utiliser des usines à gaz comme MeshMixer ou MeshLab, ni devoir passer par des étapes intermédiaires (comme importer dans FreeCAD, générer un solide et faire des opérations booléennes), je suis tombé sur le logiciel 3DFastCraft.

Le site de l’éditeur le présence comme « une alternative gratuite à Microsoft 3D Builder qui fonctionne de la même manière, offrant le même processus simplifié de la création d’une forme à l’impression. »

En regardant cet outil, il est beaucoup plus puissant que 3B Builder, et il nécessitera un article à lui tout seul.

Mais pour le moment, je vais juste tenter de faire ce pour quoi j’utilisais principalement 3D Builder : « pouvoir couper proprement un stl ».

Rappel du mode opératoire dans 3D Builder

Dans 3D Builder, une fois le stl ouvert, il existait une commande directe permettant de fractionner la pièce. Cette coupure était réalisée selon un plan positionnable, aussi bien en hauteur qu’en inclinaison. Il était aussi possible de choisir la partie à conserver, ou de conserver les 2 parties.

Utilisation de 3DFastCraft

Alors on retrouve bien, dans le menu Tools une option Split. Il est possible de positionner un plan de coupe comme avec 3D Builder. Et il est possible de choisir la ou les parties à conserver.

En conclusion

Le résultat obtenu est équivalent. Pour ceux qui cherchaient un remplaçant à 3D Builder, simple à utiliser pour ce type de besoin, cet outil gratuit est pour vous !

Pour les autres fonctionnalités, un article plus complet sur cet outil sera bientôt disponible.

 

Une cabine de peinture à moins de 70 €

J’ai cherché une cabine de peinture digne de ce nom à un prix abordable et je n’ai pas trouvé ce que je cherchais (facilement pliable, avec une aspiration filtrée de de l’éclairage), dans la gamme de prix que je souhaitais. Alors, autant la faire moi-même.

La structure de base

Pour la cabine elle-même, j’ai trouvé ce que je voulais à un prix record, sur Amazon.

Pour 28 €, j’ai une petite cabine de 40 cm de côtés, totalement démontable, et surtout sur laquelle il est possible d’ajouter un système d’aspiration. (dispo ici)

L’aspiration

Pour la ventilation, après de nombreuses recherches sur les débits idéaux, j’ai décidé de mettre à l’arrière 2 ventilateurs pour PC.

Le meilleur choix qualité/prix semble être des ventilateurs ARTIC P12 PRO.

Pour 20 €, je dispose maintenant de 2 ventilateurs de 120 mm (dispo ici).

L’idée est maintenant de positionner les 2 ventilateurs à l’arrière de la cabine et de mettre en amont un système de filtre (afin que les ventilateurs ne soient pas remplis rapidement de peinture).

La solution la plus simple que j’ai imaginé est représentée sur la photo ci-dessous :

Les 2 ventilateurs sont fixés ensembles et sont maintenus par 2 pattes. Une fois cet ensemble positionné à l’arrière de la cabine, l’ensemble est maintenu en place par 2 blocs aimentés. Ces 2 blocs servent aussi de support à un cadre imprimé permettant de positionner un filtre (dispo ici).

On obtient un système simple, efficace, et qui peux – comme la cabine – être facilement démonté.

L’éclairage

Il n’est pas obligatoire car tout dépend de votre environnement. Il faut juste respecter 2 points : avoir une lumière aussi blanche que possible afin de ne pas déformer la réalité, et essayer de ne pas générer d’ombres sur le modèle.  L’idéal pour respecter ce dernier point est de pouvoir disposer de plusieurs sources disposées à différents endroits de la cabine. Tout dépendra aussi de la taille des pièces que vous allez preindre.

Pour ma part, j’ai opté pour des rubans de leds que j’avais dans un fond de tiroir, alimentés par de simples piles. J’ai profité des barres rondes de la cabine pour concevoir un système d’accroche simple qui me permet soit de mettre l’éclairage horizontalement sur le haut de la cabine, soit verticalement sur le devant.

Le résultat final est le suivant :

Bien évidemment, il est aussi possible pour les plus bricoleurs d’économiser encore plus en remplaçant la cabine en toile par un assemblage en carton (ou en bois) selon les matériaux disponibles .

Les fichiers des pièces

Ci-dessous un fichier zip pour imprimer les pièces, qui contient :

  • les supports bandes led
  • les côtés du porte-filtre
  • le centre du porte filtre
  • les portes-aimants
  • les pieds ventilateur
  • les fixations entre les 2 ventilateurs
  • les fixations aimants bords de ventilateurs

pieces_cabine

Peindre ses figurines à l’aérographe

Tout le monde ne possède pas une imprimante multi couleur ! Et même si cela est le cas, il n’est pas toujours possible techniquement de prévoir une impression multi couleur. On se pose alors la question « comment vais-je peindre cet objet ? »

Il y a déjà un certain temps, j’avais abordé le sujet d’une façon très globale, en insistant sur les points à prendre en compte : disposer d’un support propre, poncé, sans bavure, sur lequel on aura de préférence déposé une couche de primaire d’accroche (surtout sur le PLA qui reste un matériaux très poreux). Il restait ensuite  à peindre avec des peintures acryliques au pinceaux.

Je reviens cette fois sur le sujet, en abordant maintenant la peinture à l’aérographe qui – si elle ne remplacera pas le pinceau pour de tout petits détails – par permettre un bien meilleur rendu sur des zones plus grandes.

Vous trouverez de nombreux sites et tuto sur l’apprentissage de la peinture à l’aérographe, et je ne vais pas « faire un tuto de plus ».  Je vais juste aborder le sujet au travers de mon expérience, car ce n’est pas « si simple ».

Je vais découper cet article de la manière suivante, ce qui vous permettra d’aller directement au sujet qui vous intéresse :

  1. Le principe de fonctionnement
  2. Le matériel nécessaire
  3. La peinture et sa préparation
  4. Les prérequis avant de commencer à peindre
  5. Le poste de travail pour peindre en toute sécurité
  6. Le nettoyage du matériel

Et comme vous le constatez, je n’aborderais pas la technique de peinture !!!

Le principe de fonctionnement

Vous connaissez tous les bombes de peinture. Un aérographe, c’est la même chose : On projette vers le support à peindre un flux d’air chargé de peinture.

Les aérographes sont généralement de type « double action » : on va pouvoir jouer sur le débit d’air et sur le flux de peinture. Il y a 2 grandes familles d’aérographes basés sur ce principe : les aérographes à gravité (comme sur la figure ci-dessus) dans lesquels la peinture « tombe » naturellement par gravité avant d’être mêlée au flux d’air, et les aérographes à aspiration (avec un réservoir en dessous du pistolet), la peinture étant aspirée par le flux.

Le matériel nécessaire

L’aérographe est l’outil final, et vous en trouverez à tous les prix (de quelques dizaines d’euros à plusieurs centaines). Selon les usages, ils pourront être équipés de différents diamètres d’aiguille, ce qui permettra de générer des jets de peinture plus ou moins larges.

Mais il faut aussi être capable de générer un flux d’air le plus constant possible. Il vous faudra donc aussi vous équiper d’un compresseur. Là aussi vous trouverez toutes les gammes de prix, en fonction de vos usages : occasionnels ou intensifs. Votre choix sera donc à faire en connaissance de cause, et il sera inutile de dépenser 200 € si vous compter peindre une pièce tous les 3 mois !

Par contre, pour avoir testé, je vous déconseille ce genre de gadget à 30 € :

Tout simplement parce que ce n’est pas très pratique à l’usage.

Il faut prendre principalement en considération lors de votre choix 2 critères :

– le débit délivré par le compresseur : généralement, un débit entre 10 et 25 L/min est nécessaire et suffisant,

– la pression disponible : une pression entre 1.5 et 3 bars est idéale.

Pour débuter sans trop dépenser, vous pouvez partir sur des solutions de ce type :

Nous sommes dans un budget de moins de 100 euros.
Vous aurez un petit compresseur sur batterie avec 30 à 40 mn d’autonomie, un débit de 11 L/min et une pression d’environ 1.2 bars.
C’est un peu limite mais ça fonctionne plutôt bien pour un usage ponctuel.
L’aérographe fourni n’est pas un modèle haut de gamme mais il est idéal et surtout standard, donc idéal pour ce faire la main.

Si vous voulez investir davantage, je vous conseille de partir sur une solution avec cuve. Vous trouverez de nombreux modèles, à tous les prix, généralement à partir de 130 euros.

On change de cours d’école : généralement, ce type de produit délivre un débit de 20 à 25 L/min, avec une pression réglable de 1.5 à 3 bars. Le compresseur alimente la cuve avec une pression de l’ordre de 4 bars, en mode « start and stop ». Un régulateur garantit ensuite une pression stable.

La peinture et sa préparation

Même avec le meilleur matériel possible, le résultat final va dépendre de la bonne préparation de la peinture.  Dans n’importe quel travail de peinture, il faut d’abord bien choisir la peinture (on ne prendra pas la même peinture si l’on l’on veux peindre un mur ou un volet en bois). Mais dans le cas de la peinture à l’aérographe, on rajoute un paramètre très important : la viscosité de la peinture. Comme les pigments de peinture sont portés par un flux d’air, il faudra trouver le bon équilibre .

Trop épaisse, la peinture fera crachoter votre aérographe (figure 1).
Trop liquide, le résultat donnera des coulures (figure 2).
Il faudra donc, en fonction des types et des marques de peinture, réussir à trouver la bonne proportion de diluant pour arriver au résultat parfait (figure 3).

Et c’est ici que réside la principale difficulté …
Parce que le résultat va uniquement dépendre de la peinture, de sa dissolution, de la pression du flux et de la distance d’application, il est important de noter quelque part vos « réglages » (si je peux appeler cela ainsi).

Il existe différents type de peinture (Gouache, Huile, Aquarelle, Alimentaire,…) mais pour peindre des figurines – ou objets imprimés – il est toujours conseillé d’utiliser une peinture acrylique.

Vous trouverez ci-dessous le top 4 des marques les plus connues, et facilement trouvables à un prix abordable (avec un lien de référence chez Amazon).

TOP Nom et lien de l’aérographe
1 Le meilleur pour débuter : Vallejo Gamme Air (Amazon)
2 Un super rapport qualité/prix : Gamme Createx (Amazon)
3 Le kit de peinture le moins cher : HOMY ARTY (Amazon)
4 Kit pour les peinture métal : Peinture Vallejo métalisée (Amazon)

Ces peintures sont théoriquement utilisables sans dilution préalable, en particulier dès que la pression utilisée est supérieure à 20 PSI.

Les prérequis avant de commencer à peindre

Maintenant que votre peinture est prête et que vous avez fait un petit test sur une feuille afin de vérifier que le résultat vous convient, il y a une dernière étape – qui dans la logique des choses devrait être la première – a passer : il faut disposer d’une pièce prête à peindre. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet car cela est une évidence : si votre pièce présente des bavures, des défauts de surface, la pièce peinte présentera les même défauts. Il est donc impératif de bien nettoyer la pièce avant peinture, et de procéder à un ponçage minimaliste.

Et comme en carrosserie, l’application d’un primaire d’accrochage est une très bonne idée, sur sur des pièces imprimées en PLA, avec des stries de couches potentiellement visibles, et avec un matériaux très poreux qui va absorber la peinture.

Et une dernière recommandation : avec un aérographe, on commence TOUJOURS par activer le flux d’air AVANT de délivrer la peinture (sinon, ça éclabousse et ça bouche rapidement la buse). Et c’est évidemment l’inverse lorsque l’on arrête de peindre.

C’est là que vous pouvez aller voir plein de tutos !

Le poste de travail pour peindre en toute sécurité

Quand on utilise une bombe aérosol, il est conseillé de le faire à l’extérieur ou dans un endroit bien ventilé. Avec un aérographe, c’est normalement les mêmes consignes, que beaucoup de personnes malheureusement oublient.

Avec un aérographe, le jet de peinture est tellement fin que parfois on l’oublie, en particulier lorsque l’on ne l’utilise que rarement. Mais la finesse des particules est d’autant plus dangereuse pour les voies respiratoires et les yeux. La meilleure solution est donc de s’équiper d’une cabine de peinture ventilé (ou de la fabriquer) afin de garantir que le flux de peinture ne reviendra pas vers le peintre ! Il faut compter entre 70 et 200 euros pour une cabine toute équipée.

J’ai personnellement opté pour une autre solution prenant beaucoup moins de place pour mon usage occasionnel. J’ai acheté une cabine pliable toute simple qui m’a couté 29 €, sur laquelle j’ai adapté mon propre système d’aspiration et un éclairage à led. Je mettrais bientôt les détails de cette réalisation dans la rubrique « Labo DIY » de ce site.

Le résultat est une mini cabine de peinture ventilée avec éclairage, entièrement démontable pour moins de 65 €.

Un autre point à prévoir : le support et la purge régulière de votre aérographe.
J’ai opté pour un pot de vidange de ce type :

Positionné à côté de ma cabine de peinture, il me sert à la fois de support d’aérographe et de système de purge. Comme il est équipé d’un filtre, il me permet sans risque de purger régulièrement et de gérer les changements de couleur.

Un dernier aspect, très pratique : la peinture, ça tâche. Avec un aérographe, vous allez avoir besoin de tourner autour de votre pièce (ou de tourner votre pièce). J’ai installé dans ma cabine un plateau tournant fabrication maison pour les pièces qui tiennent toute seules. Sinon j’utilise un système à pinces de ce type :

L’usage de gants peut aussi être une bonne idée.

Vous êtes maintenant bien installé. Il ne vous reste plus qu’à peindre.

Le nettoyage du matériel

On va distinguer 3 opérations de nettoyage distinctes :

  1. Le nettoyage rapide entre 2 couleurs,
  2. Le nettoyage de fin de session de peinture,
  3. Le nettoyage en profondeur.

Le nettoyage rapide lors d’un changement de couleur

L’objectif est dans le titre : on change de couleur. Il est donc nécessaire de nettoyer à minima l’aérographe pour que le nouveau flux soit propre.

La méthode est simple et sans démontage :

– on vide le godet,
– on ajoute un peu de diluant ou nettoyant aérographe,
– on pulvérise dans un pot de nettoyage jusqu’à obtenir un jet clair,
– on fait un gargarisme (en bouchant la buse avec le doigt et on actionne le flux et la peinture. L’air reflue alors dans le godet et  décolle la peinture),
– on essuie le godet.

Il ne reste plus qu’à mettre la nouvelle peinture et reprendre la tâche.

Le nettoyage de fin de session de peinture

En fin de session de peinture, il est important de nettoyer soigneusement votre aérographe avant de le ranger. Ceci passe normalement par un démontage complet de l’aérographe.

Dans un premier temps, on commencera par effectuer les mêmes opérations que lors d’un changement de couleur. Cela permet déjà de décoller un maximum des dépôts de peinture sur les parties visibles (intérieur du godet).

Le démontage doit toujours être effectué dans l’ordre suivant :

a) on retire le manchon arrière qui protège la queue d’aiguille,

b) on desserre ensuite la bague de fixation afin de tirer légèrement l’aiguille vers l’arrière. L’objectif est de dégager la pointe d’aiguille de la tête,

c) maintenant que l’on ne risque plus d’endommager la pointe de l’aiguille, on peut procéder au démontage de la tête et de la buse. Attention : il s’agit de petites pièces. Réalisez ces opération au dessus d’un plan de travail propre et dégagé,

d) il est maintenant possible d’extraire l’aiguille en la poussant vers l’avant (et non en la tirant vers l’arrière) afin de ne pas l’endommager. On évitera au maximum de touche l’extrémité de l’aiguille, qui est très fragile,

e) on peut maintenant dévisser la fixation d’aiguille et la gâchette.

L’aérographe est maintenant démonté et l’on peut procéder au nettoyage des différentes pièces. Celui-ci sera principalement réalisé à l’aide d’un coton tige imbibé de liquide de nettoyage pour aérographe. Le nettoyage des parties interne pourra être réalisé à l’aide de goupillons, de brosses et d’un aiguille de nettoyage spécifiquement adaptés.

Il ne reste plus qu’à remonter votre aérographe en respectant exactement l’ordre inverse du démontage. Il n’y a rien de difficile.

A noter qu’il est possible d’appliquer un lubrifiant spécial aérographe sur les parties mobiles (aiguille et gâchette).

Ce nettoyage de fin de session ne sera pas systématique. Si vous n’avez rencontré aucun problème et que le nettoyage sans démontage montre que le produit refoule bien dans le godet, on pourra réaliser ce nettoyage que toutes les 3 ou 4 sessions.
Néanmoins, si vous pensez que votre aérographe restera non utiliser sur une longue période, il est nécessaire de le faire.

Le nettoyage en profondeur.

Si votre aéro se met subitement à crachoter ou que la pression de l’air varie de façon irrégulière, c’est que la buse est sûrement partiellement bouchée.

Les 2 méthodes de nettoyage précédentes peuvent ne pas suffire à résoudre totalement le problème. Une solution qui marche plutôt bien est de procéder à un nettoyage de l’aérographe aux ultrasons.

Les offres ne manquent pas pour ce type de matériel, comme ce type de produit :

Il suffit de démonter votre aérographe, de placer l’ensemble des pièces dans le panier, de mettre le liquide adapter et de laisser entre 5 et 10 mn les ultrasons faire leur travail.

Vous trouverez des solutions de nettoyage spécifiques au aérographe, mais personnellement, j’utilise un mélange d’eau déminéralisée avec un peu de liquide vaisselle, et cela fonctionne très bien.

En conclusion

Une fois que vous aurez passé la barrière de la déception parce que « c’est bouché », « ça crache », « c’est trop liquide » et « faut toujours nettoyer », vous prendrez un réel plaisir à découvrir les techniques de peinture et apprécier le résultat final.

Bon courage.

Transformer une photo en modèle 3D ?

Après vous avoir parlé de la numérisation à l’aide d’un scanner, j’ai voulu tester ce dont tous les réseaux sociaux parlent : l’utilisation d’une IA pour transformer une photo en modèle 3D.

J’ai sélectionné une photo assez difficile, histoire de me faire une idée rapidement.

Si cette photo donne quelque chose, je serais (peut-être) convaincu !!!

Première tentative très basique

Comme j’utilise CoPilot régulièrement, j’ai commencé par lui.
« Si je te donne une photo, peux-tu me générer un objet 3D ? ».
Réponse claire : il ne sait pas faire, car il ne dispose pas d’un moteur de rendu.
Au moins, c’est clair et net.

Deuxième tentative

Je fais la même demande avec ChatGPT. La réponse est cette fois oui.
Je lui passe donc ma photo, et dans un premier temps, il me donne ceci.

Il semble avoir presque réussi à extraire le chien du paysage. Il a un peu triché avec la patte avant gauche qui, sur la photo d’origine était étendue. Mais dans l’ensemble, il a quand même généré un chien de la même race très ressemblant. Je lui demande donc de me générer un fichier imprimable 3D.

J’ai cru un moment qu’il allait le faire, car il me répond ceci :

Donc ok, il me donne les dimensions, m’explique que c’est une figurine de chien couché, et que les parties cachées ont été reconstruites.

Et voilà le fichier STL généré :

Alors là, nous sommes dans de l’art contemporain ! Heureusement qu’il m’a précisé que c’était un chien couché !!!

J’utilise chatGPT en mode gratuit .Est-ce que si j’avais eu une license, le résultat aurait été meilleur ? Aucune idée. Mais ce n’est pas cette IA qui va m’inciter dans la démarche.

Troisième tentative

Comme je ne suis pas rancunier, j’ai demandé à ChatGPT s’il pouvait me conseiller une IA capable de me transformer une photo en modèle 3D.
J’ai posé quelques exigences :

  • un outil gratuit sans limitation
  • un outil potentiellement utilisable en mode local

Résultat de ses recherches : RIEN ! NADA

Attention : je ne dis pas que rien n’existe. Mais pour tourner en local, il faut une machine de course (un gros processeur, 64Go de RAM en idéal, une carte graphique avec 32Go, etc …).

J’ai donc allégé mes exigences en ne demandant qu’un outil gratuit.

Alors cette fois, j’obtiens 4 candidates :

  1. Meshy IA
  2. Tripo AI
  3. Hyper 3D
  4. Upsampler

Il me reste donc maintenant à tester pour me faire une réelle idée.

MESHY IA

(https://www.meshy.ai/)

Alors, c’est l’IA de modélisation dont on parle à tous les coins de rue (ou les coins de forum). Elle est soit disant capable de générer un modèle 3D aussi bien avec une description textuelle que d’après une photo.

Au lancement, je note déjà une restriction : elle ne semble pas totalement gratuite, car elle octroie 100 crédits/mois, crédits qui sont consommés à chaque nouvelle génération.

Généré avec la version 7.1, le résultat est plus que bluffant, aussi bien avec que sans texture.

Malheureusement, au moment d’exporter, il faut payer (entre 9.5 € et 19 €/mois).

Pour pouvoir exporter gratuitement, il faut « rétrograder » de version et générer le modèle avec meshy 6 Lite. Le résultat n’est malheureusement plus le même, et il sera nécessaire de reprendre le fichier généré pour obtenir une impression moins désastreuse.

TRIPO AI

(https://studio.tripo3d.ai/)

Même principe que pour Meshy , Tripo en version gratuite fonctionne avec un système de crédits (200 crédits/mois).

Pour générer mon modèle d’après toujours la même photo, il va me couter 55 crédits.

Le résultat n’est vraiment pas terrible : un morceau de patte se promène dans la nature. Les oreilles ne ressemblent pas à grand chose. L’export est quand à lui impossible à réaliser sans prendre un abonnement.

HYPER 3D

Et comme quoi les IA racontent n’importe quoi : cet outil est payant. Vous avez accès à 7 jours d’essais, mais il faut quand même se créer un compte.
Je n’irais pas plus loin.

Upsampler

Alors là, c’est encore un autre système, mi abonnement, mi achat de crédits.

Si je comprends bien, vous avez une formule sans abonnement, mais pour laquelle vous devez acheter des crédits en fonctione de ce que vous voulez faire. Il est annoncé par exemple que la création d’après une image va couter entre 1 et 22 crédits. A 4 € par crédits, cela devient vite un gouffre.

En conclusion

Sauf à ouvrir son porte-monnaie, je n’ai rien trouvé de vraiment utilisable pour créer un modèle 3D ressemblant à une image proposée.
Et comme je n’ai pas encore gagné au loto ….

Sans commentaire !

 

LEGO et Impression 3D ?

Tout le monde connait la marque LEGO, et ses petites briques.

Au fil des années, ce jeu de construction a terriblement évolué, et la boutique officielle propose aujourd’hui toute une gamme de produits, du monde Disney au monde Marvel.
La boutique officielle est à retrouver ici : https://www.lego.com/fr-fr

Même s’il est possible d’acheter des pièces à l’unité (utile en cas de perte ou de mâchouillement de votre pièce préférée), on trouve aujourd’hui plusieurs sites alternatifs pour « imprimer » ses propres briques.

Sans perdre de vue que LEGO est une marque protégée, et qu’il n’est pas question ici de réaliser des copies (illégales) de modèles, j’ai retenu quelques sites qui méritent le détour.

MachineBlocks

https://machineblocks.com/

Ce site vous propose un certain nombre de bricks, que vous allez pouvoir personnaliser .

Un simple exemple ci-dessous : une brique 4 x 2 de hauteur 3

Vous pouvez très simplement obtenir une brique 6 x 4 de hauteur 1.

La brique obtenue est ensuite exportable en stl ou 3mf, et directement imprimable.

Il y en a pour tous les usages, de la plaque à la simple brique, en passant par des pièces plus spécifiques, chaque élément étant lui même paramétrable.

LEGO™ compatible bricks generator

https://bricks.lapinoo.net/

Nous somme là en présence d’un outil totalement différent, plus basique mais original : vous pouvez créer des biques de n’importe quelle forme.

On dessine et on génère ! On ne peux pas faire plus simple.

 

BrickForge

https://brickforge.xyz/

Nous entrons là dans une autre dimension …

Imaginez que vous soyez l’heureux possesseur de la « Batmobile de Batman, le défi ».

Ce beau modèle LEGO contient 2269 pièces, une figurine, et vous avez dépensé environ 210 € pour l’acquérir ….

Et, oh, malheur, votre Médor préféré est en train de mâchouiller la pièce que vous avez laissé tomber par mégarde. En regardant bien la notice de montage et la nomenclature associée, vous retrouvez facilement la référence de cette pièce (et oui, tout est référencé chez LEGO). Il s’agit de la pièce 27507.

Alors, oui, vous allez sans doute pouvoir racheter cette pièce à l’unité chez LEGO. Mais vous allez aussi pouvoir la réimprimer grâce à ce site.

Tapez simplement sa référence dans l’onglet Single Part et téléchargez le STL.

Rien de plus simple.

Ce que je trouve par contre un peu plus « border line », c’est que je peux aussi, dans l’onglet « Set », renseigner la référence de Batmobile … ( 76355) .

J’obtiens alors la possibilité d’accéder à la nomenclature des pièces (pourquoi pas), mais aussi au téléchargement de l’ensemble du modèle.

J’obtiens alors un fichier zip de 155 Mo qui va contenir les éléments suivants :

Et si j’ouvre l’un des fichiers 3mf :

Je retrouve l’ensemble des pièces constituant le modèle. J’ai aussi tous les fichiers stl unitaires.

Il est donc possible d’imprimer un clone de ce modèle, sans même lavoir acheté finalement ….  Est-ce très « légal » ????

Je resterais donc sur l’idée que ce site est très utile pour « réimprimer » une pièce perdue ou abimée, à condition de disposer de l’original. Et peut-être d’imprimer un modèle unique à l’échelle 2, ou 3, ou 4 si vous disposez de temps et de place …..

Rebrickable

https://rebrickable.com/

Je vous parle de ce site, même si – au premier coup d’oeil – il n’a pas de lien avec l’impression 3D. Il va surtout nous être utile pour retrouver la référence d’une pièce que l’on aurait besoin d’imprimer.  Pour illustrer l’utilisation, je vous propose un exemple pratique.

 

j’ai retrouvé dans un placard, une boite LEGO toute cabossée, portant la référence 10240. Il s’agit du « Red Five X-wing Starfighter™ », un modèle de 2013, comportant 1559 pièces.

Malheureusement, il manque dans la boite la notice de montage et à minima le cockpit, cette petite pièce transparente indispensable pour finir le modèle.

Sur le site officiel LEGO, on retrouve sans aucun problème la notice de montage (Aide -> Instruction de montage -> numéro du set).
Et dans les dernières pages du manuel, on retrouve la nomenclature, avec le visuel des pièces.

Je retrouve ainsi la référence de ma pièce : 6039915.

Sauf que cette référence N’EST PAS la référence « mécanique » de ma pièce. LEGO dispose en effet d’une double numérotation : une référence identifie la pièce issue du moulage, et une autre référence qui prend en compte la couleur de la pièce. Ici 6039915 représente la pièce en transparente.

C’est là que Rebickable est utile. Si je recherche la référence 6039915, j’obtiens le résultat suivant :

Ma pièce manquante porte donc finalement la référence 13252, et est déclinée en 5 couleurs dans différents Set.

Retour sur BrickForge, avec cette fois cette référence.

J’obtiens bien le fichier stl pour imprimer ma pièce manquante.

Conclusion :

Vous disposez maintenant d’un ensemble d’outils pour trouver une nouvelle utilisation de votre imprimante 3D : remplacer des pièces abimées ou perdues, créer de nouvelles pièces selon votre imagination, imprimer un set king size, le tout dans un but non lucratif naturellement !

 

Améliorer la qualité sans dégrader le temps d’impression ?

Dans la plupart des cas, j’imprime généralement avec des couches de 0.2 mm, avec une buse de 0.4. Mais sur certaines pièces qui comportent des courbes ou des pentes importantes, je constate l’inévitable effet ‘escalier’. En un mot : les couches sont visibles.
Pour illustrer, voici une pièce toute simple, dessinée spécialement pour illustrer mes propos.

Cette pièce est constituée d’un cylindre à la base, et est terminée par une demi-sphère. La pièce mesure 15 mm de haut.

Si je slice cette pièce en couches de 0.2, j’obtiens ce résultat.

Il s’agit d’une impression de 75 couches régulières de 0.2 mm, qui va demander environ 9 mn sur ma Kobra-3.

Si on regarde de plus près, le phénomène « d’escalier » est bien visible.

Les paliers dans les couches hautes sont bien visibles.

Plus on se rapproche du haut de la sphère, plus les paliers générés à chaque couche sont important. Et celà est bien visible à l’impression.

Si je veux vraiment atténuer le problème, le premier réflexe est de diminuer la hauteur de couche. Si je pousse à l’extrême le test, je slice la même pièce avec une hauteur de couche de 0.08 mm.

J’obtiens maintenant un nouveau résultat.

Il s’agit maintenant d’une impression de 186 couches régulières de 0.08 mm, qui va demander environ 22 mn sur ma Kobra-3.

Certes le résultat est bien meilleur.

Moins de visibilité des paliers mais temps d’impression beaucoup plus long.

Mais que de temps perdu, juste pour améliorer quelques couches, celles se trouvant dans la zone à plus forte variation de pente.

L’impression adaptative

Certains slicers proposent cette option : il s’agit de pouvoir faire varier dynamiquement la hauteur de couche en fonction du besoin de rendu.

Avec ma pièce par exemple, il n’y a aucun intérêt à imprimer des couches de 0.08 sur la partie cylindrique.

Si j’aborde ce point aujourd’hui, c’est qu’une nouvelle version de Anycubic Slicer Next vient de sortir aujourd’hui, et que cette version intègre enfin ce mode adaptatif.

Je dis enfin car dans la version précédente, seul un simulateur existait, mais le mode n’était pas réellement pris en compte. C’était d’autant plus dommage que ce slicer est dérivé de OrcaSlicer qui lui intégrait cette fonctionnalité (mais pas la gestion multicouleur avec l’ACE Anycubic – mais cela est une autre histoire).

Comment ça marche

Une fois le modèle chargé dans le slicer, et avoir choisi une hauteur de couche de 0.2, il suffit de cliquer sur cette icône dans l’éditeur.

On se retrouve avec 3 réglages possibles :

Adaptatif « Qualité / Vitesse » :

Ce paramètre est le « coeur » de la fonction.
Le curseur Qualité / Vitesse règle l’agressivité de l’adaptation :

À 0,50 (valeur par défaut), nous sommes dans un compromis équilibré : les zones fines donneront de couches fines, les zones simples des couches plus épaisses.

Plus on ira vers “Qualité”, plus les couches seront fines dans les zones complexes.
Plus on ira vers “Vitesse”, plus le slicer augmente la hauteur de couche dès qu’il le pourra.

👉 C’est le réglage le plus important pour optimiser le temps d’impression sans perdre en qualité.

Lisse « Rayon » :

Ce mode agit sur la transition entre les différentes hauteurs de couche.

Sans lissage : les transitions peuvent être abruptes (ex : 0,12 → 0,28 mm d’un coup) entre 2 couches

Avec lissage : les transitions sont progressives, les variations de hauteur sont adoucies, la surface est plus homogène visuellement

La valeur du Rayon va déterminer la largeur de la zone de lissage :

Si le Rayon est faible (2–3), les transitions seront rapides, peu visibles.
Si le Rayon est  moyen (5), les transitions donneront un  lissage doux.
Si le Rayon est élevé (8–10), les transitions seront très étalées, réglage idéal pour les pièces esthétiques

Un Rayon de 5 est un réglage très cohérent pour des pièces décoratives ou des figurines.

Garder min :

C’est une option essentielle.

Quand elle est cochée, La hauteur minimale définie ne sera jamais dépassée par le lissage. Le lissage ne “remonte” pas les couches fines.

Quand elle est décochée, le lissage peut augmenter légèrement la hauteur minimale pour adoucir les transitions.

👉 En général, il vaut mieux laisser “Garder min” activé, surtout pour préserver les détails fins.

Réinitialiser :

Remet tous les paramètres à leurs valeurs par défaut. Celà est pratique lorsque l’on a trop modifié pour repartir sur une base propre.

Comment bien utiliser ces différents réglages

Voici quelques éléments de référence.

  • Pour une pièce technique (boîtiers, supports, pièces fonctionnelles) :

Adaptatif : 0,40 → 0,60
Lisse : activé
Rayon : 3–4
Garder min : activé

→ On optimise le temps d’impression sans sacrifier les surfaces visibles.

  • Pour une figurine ou une pièce esthétique :

Adaptatif : 0,60 → 0,80
Lisse : activé
Rayon : 5–8
Garder min : activé

→ Ce réglage donne un très bon rendu sur les courbes et des transitions quasi invisibles.

  • Pour aller très vite (prototypage) :

Adaptatif : 0,20–0,30
Lisse : désactivé
Rayon : —
Garder min : activé ou non

→ L’ impression est plus rapide mais les transitions sont visibles.

Cas pratique

Je vais appliquer ce mode à ma pièce précédente, avec une hauteur de couche standard de 0.2, mais en appliquant le mode adaptatif, avec les réglages par défaut (Adaptatif : 0,50 ; Lisse : activé; Rayon : 4 ; Garder min : activé).

On obtiens une représentation colorée. Les couleurs indiquant les hauteurs de couche calculées.

La pièce est imprimée en 97 couches en 11mn29s.
Les hauteurs de couches varient de 0.25 (dans la zone cylindre pur) à 0.08 (dans les zones de courbure).

On voit bien ici les variations de hauteur de couche.

Nous obtenons donc une pièce avec des détails et transitions parfaits, tout en minimisant le plus possible le temps d’impression.

Autre exemple

Ci-dessous un autre test sur un design de coupe. Nous avons ici des zones sans détail (base, pied) et des zones plus fines (sphère, inclinaison).

Une impression en 0.2 est annoncée en 5h18mn.
Une impression en 0.08 est annoncée en 7h39mn

Je pars sur les réglages d’une pièce esthétique :

Adaptatif : 0,70
Lisse : activé
Rayon : 6
Garder min : activé.

En mode adaptatif, l’impression sera de 5h26, avec des hauteurs de couches variant de 0.13 à 0.27.

On gagne dans cette configuration un peu plus de 2h pour un meilleur résultat.

En conclusion

C’est une fonctionnalité très puissance, que je vous conseille d’utiliser  si votre slicer vous le propose – dès que vous avez des pièces demandant de l’esthétisme.

Imprimante 3D et micro-coupures

De nombreuses imprimantes disposent d’un mode de reprise après coupure électrique. C’est par exemple le cas de la Kobra 3 de Anycubic.
Si une coupure électrique survient pendant une impression, l’imprimante mémorise l’action en cours et est capable – après une confirmation manuelle – de reprendre l’impression lorsque l’énergie revient.

Ceci est dans la théorie, car si la coupure est longue, la plateau aura eu le temps de refroidir et l’adhérence de la pièce pourrait être remise en cause. Mais cela est un autre sujet.

Pour ma part, j’ai la chance de n’avoir que très rarement des coupures électriques, mais j’ai de nombreuses micro-coupures (le fait peut-être d’être très proche d’un central EDF ?). J’ai depuis plusieurs années résolu le problème pour mon informatique (box et serveur) avec un onduleur mais je ne rencontrais pas de problème avec mes imprimantes précédentes.

Dans ma configuration Kobra 3 + Combo ACE, je rencontrais des problèmes de perte de liaison entre l’imprimante et le combo, qui se traduisaient purement et simplement par une absence de filament !!! J’ai rapidement fait la corrélation entre ces pertes de liaison et les messages de mon onduleur indiquant la ou les micro-coupures. J’ai donc pris la décision de mettre cette imprimante sous onduleur.

Choix de l’onduleur

Le rôle d’un onduleur est de garantir une continuité d’alimentation d’un équipement électrique. Il faut donc le dimensionner en fonction de la consommation des équipements reliés, et de la durée de maintient sous tension souhaitée. En règle général, et dans un soucis de coût raisonnable, on va dimensionner l’onduleur simplement pour garantir le bon déroulement de procédures d’arrêt et/ou de sauvegarde.  C’est le cas par exemple pour un serveur : en cas de coupure de courant détectée, le maintient sous tension permet d’éteindre correctement le serveur afin de ne perdre aucune donnée.

Dans mon cas, le besoin est un peu différent : il s’agit avant tout de « gommer » les microcoupures. Une autonomie de quelques secondes sera largement suffisante.

Dans cette optique, la démarche sera la suivante :

  • connaître la consommation moyenne de l’imprimante (chauffage du plateau + impression),
  • connaître la consommation de l’ACE (avec le mode chauffage filament actif)

La puissance de l’onduleur devra être au moins égale au résultat obtenu.

Sur ma machine, les mesures donnent une consommation moyenne de 500 W au démarrage (le temps que plateau et ACE chauffe), puis une conso de 200 W en impression stabilisée, ceci pour une impression PLA.

Je me suis orienté vers un onduleur de la marque EATON, le 3S850.

Cet onduleur est capable de fournir 850 VA, soit environ 510 W.
Encore une fois, le but n’est pas de faire fonctionner l’imprimante pendant les coupures de courant, mais juste de me prémunir des microcoupures secteur.
Il est donc, pour moi, inutile d’investir dans un onduleur plus puissant.

Depuis l’installation de cet équipement, je n’hésite plus à lancer une impression de plusieurs heures !

Pour moi, que du bonheur, et plus de crainte de lancer une longue impression !

 

Quelle plaque d’impression utilisez-vous ?

Sur une imprimante 3D, la plaque d’impression a toujours été un élément important – au même titre que la buse. C’est en effet elle qui doit garantir une bonne adhérence pour que l’impression soir réussie !

Nous sommes aujourd’hui très loin des problématiques que nous rencontrions sur les premières générations d’imprimantes, avec des plateaux non chauffants, ou des plateaux en verre. De nombreux artifices étaient proposés alors (des colles, des vernis, des scotchs spéciaux). Aujourd’hui, la quasi totalité des imprimantes « modernes » sont équipées de plateaux magnétiques en acier à ressort. Ces plateaux adhèrent sur une plaque chauffante et les problèmes d’adhérences sont une histoire ancienne.

Néanmoins on trouve sur de nombreux sites des variantes de ces plaques et l’on voit apparaitre les PEI, PET, PEO, H1H, …

Je vous propose ci-dessous un petit tour d’horizon du marché.

Présentation

Les plaques acier à ressort sont des plateaux flexibles recouverts d’un film polymère. Elles existent en plusieurs variantes :

  • PEI : la référence actuelle, en version lisse ou texturée.
  • PET : surface lisse, bonne adhérence pour PLA/PETG/TPU.
  • PEO : surface lisse haut de gamme, très bonne adhérence pour PLA/TPU/PETG.
  • H1H / PEY / motifs holographiques : nouvelles surfaces décoratives + techniques.

1. PEI — Le standard moderne

C’est généralement ce qui équipe par défaut les imprimantes lors de l’achat.

Le PEI (Polyétherimide) est devenu la surface la plus utilisée. Deux versions existent :

  • PEI lisse : adhérence très forte, surface brillante.
  • PEI texturé : adhérence plus équilibrée, surface mate, idéal pour PETG (évite qu’il colle trop).

Avantages :

  • Excellente adhérence à chaud pour PLA, PETG, ABS, ASA.
  • Démoulage facile à froid.
  • Disponible en plaques acier flexibles double-face.
PEI texturé

2. PET — Surface lisse carbone / composite

Certaines plaques combinent PET (souvent PET en fibre de carbone) avec PEO ou PEI. Le PET apporte :

  • Une surface lisse,
  • Une adhérence correcte pour PLA, TPU, PETG,
  • Une bonne résistance thermique.
PET carbone + composite

3. PEO — Surface lisse haut de gamme

Le PEO est une surface lisse “diamant” ou “premium” utilisée sur certaines plaques double-face. Caractéristiques :

  • Très bonne adhérence pour PLA, TPU, PETG,
  • Finition très propre,
  • Recommandée pour les pièces nécessitant une base très lisse.
PEO Diamant

4. H1H / PEY / surfaces holographiques

Ce sont des surfaces récentes, qui combinent :

  • Une plaque acier à ressort,
  • Un motif holographique (Light Beam, Starry, Circle…),
  • Une surface technique (PEY, H1H).

Caractéristiques :

  • Résistance thermique jusqu’à 200 °C,
  • Adhérence adaptée PLA, PETG, TPU, ABS,
  • Aspect esthétique unique (motifs visibles sous la pièce).

5. Plaques acier à ressort “nues”

Certaines plaques sont vendues sans revêtement, pour :

  • Coller soi-même un film PEI,
  • Utiliser des surfaces interchangeables,
  • Imprimer avec colle ou adhésif.

Elles offrent :

  • Flexibilité pour le démoulage,
  • Compatibilité universelle.

Comparatif rapide

Surface Adhérence PLA Adhérence PETG Finition Démoulage Idéal pour
PEI lisse ⭐⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐⭐ (trop forte parfois) Brillante Facile à froid PLA, ABS
PEI texturé ⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐ Mate Très facile PETG, PLA
PEO lisse ⭐⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐ Très lisse Facile PLA, TPU
PET lisse ⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐ Lisse Moyen PLA, PETG
H1H / PEY ⭐⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐ Holographique Facile PLA, PETG, TPU
Acier nu Avec colle Avec colle Variable Très facile Surfaces interchangeables

Entretien

  • PEI : alcool isopropylique avant chaque impression ; eau savonneuse périodiquement.
  • PEI texturé : pas d’acétone.
  • PEO / PET : IPA + chiffon non pelucheux.
  • H1H / PEY : nettoyage doux pour préserver les motifs.

Conclusion 1 : utile ou pas de s’équiper de ce type de plaque ?

Pour quelques dizaines d’euros (selon le modèle de l’imprimante et la taille du plateau), vous pouvez trouver de nombreux modèles et motif. Il faut bien avoir en tête que l’aspect obtenu va dépendre beaucoup du filament utilisé et de sa couleur. Sur un filament noir brillant, l’effet « carbone » est agréable et donne un résultat généralement bien visible. Les motif holographiques vont être difficile à voir sur des filaments colorés ou sombres. Les essais que j’ai réalisés ont été globalement plutôt décevants, mais ce n’est que mon avis).

En ce qui concerne le collage d’un fil PEI sur une plaque nue, j’ai tenté et je n’ai réussi qu’à mettre à la poubelle le film endommagé . Le collage est très très compliqué. La moindre bulle et c’est terminé.

Conclusion 2 : Par contre …

Il y a un autre type de plaque que l’on trouve maintenant : la « Cool Plate », et celle_là, vous devez absolument vous la procurer !

Cool Plate

Comme son nom l’indique, c’est une plaque qui va vous permettre d’imprimer des pièces en PLA et PETG, avec une température de plateau très basse, sans diminuer l’adhérence. Vous allez donc économiser de l’énergie, et celà, ce n’est pas négligeable.

 

 

Recherche de fichiers stl

Lorsque l’on recherche des fichiers à imprimer, l’offre est grande. De très nombreux sites proposent des fichiers, plus ou moins corrects, plus ou moins gratuit, et il devient parfois difficile de trouver facilement son bonheur.

Et c’est là que le site 3Drop peux nous venir en aide !!!

Ce site nous propose d’effectuer pour nous la recherche sur la plupart des sites de modèles 3D en une seule fois, avec en plus la possibilité de mettre en place différents filtres.

Le fonctionnement est réduit à sa plus simple expression : on sélectionne les sites à parcourir, le type de « license » et on lance la recherche.

Le mieux est de vous laisser explorer …

Ce que vous imprimez est peut-être illégal

Je suis tombé par hasard sur un excellent article paru le 11 Mai 2026 sur le site « Le journal du Geek »  et je vous engage à le lire (disponible ici).

Le constat premier

Généralement, quand on achète une imprimante 3D, la première chose que l’on fait, c’est d’aller chercher sur le Net, parmi les millions de fichiers téléchargeables, celui que l’on veut à tout prix avoir sur son bureau !
Et entre les fichiers gratuits, payant, libres de droit, etc, il est très facile d’imprimer sans trop savoir ce que l’on peut faire de cette impression.

Ce qu’il faut retenir

Que ce soit un fichier téléchargé gratuitement ou un fichier acheté, celui-ci n’est pas forcément libre de droit. Nous avons par ailleurs la chance en France de bénéficier d’un droit à la « copie privée ». En gros, si vous imprimez un objet, une figurine pour un usage totalement privé, il y aura tolérance, même s’il s’agit d’une figurine Marvel (qui n’aurait d’ailleurs pas du se trouver en téléchargement). On parle bien ici d’une impression – pas 10 – pour un usage privé – donc pas pour vendre sur un site ou dans un Bric à Brac.

Sur certains sites, il est d’ailleurs précisé la nature de la « license », souvent de type Creative Commons, mais peu de personnes font attention.

Les licences Creative Commons ont été créées en partant du principe que la propriété intellectuelle était fondamentalement différente de la propriété physique, et du constat selon lequel les lois actuelles sur le copyright étaient un frein à la diffusion de la culture.

Il y a 8 niveaux de license, du moins au plus contraignant. Le tablau ci-dessous liste les niveaux généralement appliqués.

Prenons un exemple pratique, avec ce modèle trouvé sur Thingiverse.
Il est bien indiqué sur le site la nature de la license.

Ce modèle peut donc être imprimé par vos soins, mais il ne peut pas être vendu, et si vous le modifiez, vous devrez obligatoirement indiquer d’où vient le modèle original. A noter que la notion de modification touche à la modification de la conception du modèle. Si vous imprimez cet ourson en rose et le récipient en jaune, ce n’est pas considéré comme une modification.

Et il y a une exception (comme à toute règle)

Il existe un « droit à la réparation ». Donc si vous êtes amené à  imprimer une pièce détachée pour réparer un appareil électroménager, vous pourrez vendre cette pièce.

Maintenant que vous êtes prévenus, bonnes impressions !